Questions / Réponses


Risque d'infection



mercredi 5 septembre 2018

Bonjour, Tout d'abord, je tiens à le dire, je sais que j'ai parfois tendance à être hypocondriaque et c'est peut-être présentement le cas. Il y a un mois j'ai eu une relation sexuelle avec une personne que je qualifie de confiance. Il s'agit d'un gars avec qui j'ai des relations, non sur une base régulière, mais occassionnelles depuis plus de 10 ans. Lors de notre dernière relation, il y a eu quelques contacts anal (moi receveur), sans condom. Il ne s'agissait toutefois pas d'une pénétration complète, seulement "pousser notre luck" de quelques centimètres. Il y avait peut-être du liquide pré-éjaculatoire à ces moments, je ne sais pas, mais il n'y a pas eu d'éjaculation à ces moments... Deux semaines ont passées et j'ai eu un ulcère buccal, suivi d'une grande fatigue, maux de tête et courbatures intenses pendant deux ou trois jours. Ensuite, une tâche m'en apparue sur le torse. C'est à ce moment que j'ai commencé tranquillement à me poser des questions et pensé qu'il pouvait peut-être s'agir de la syphillis. Je suis donc allé à la clinique l'Actuel en urgences et le médecin m'a dit qu'à la vue de la tâche ce n'était pas la syphillis, mais m'a tout de même ensuite passé un test pour la syphillis et le VIH. Bon... m'étant fait confirmer que c'était très peu probable la syphillis, j'ai été soulagé et le médecin m'a dit que s'il y avait quoi que ce soit, j'aurais un appel d'ici une semaine; ce qui n'a pas été le cas... Toutefois, le lendemain en y réfléchissant et sachant qu'en sans rendez-vous l'Actuel ne fait que passer les tests pour lesquels ils jugent nécessaires, je me suis soudainement inquiété de la raison pour laquelle il avait également passé le test pour le VIH. Depuis, des maux de tête récurrents, courbatures occasionnelles et mal de gorge persistent. Je sais que tout cela peut être créé uniquement par le stress (je connais ses effets néfastes) et c'est bien ce que j'essai de me convaincre. Toutefois, le doute demeure... J'ai discuté avec le gars et il me confirme qu'il a passé des tests il y 2 mois, qu'il n'avait rien et qu'il n'a eu de relations sexuelles qu'avec son partenaire qui est aussi "clean". Longue histoire d'un gars anxieux qui a tenté de trouver des réponses sur le web (je sais, la pire erreur!), mais j'ai les deux questions suivantes: 1. Il me semble avoir entendu dire que les test de dépistage pour le VIH d'aujourd'hui sont plus efficaces, mais je trouve beaucoup d'informations contradictoires à ce sujet. Je me demande donc l'efficacité du test de dépistage pour le VIH avant la période de trois mois. Dans mon cas, le test a été passé 23 jours après cet événement. 2. A votre avis et selon votre expertise, quels sont les risques reliés à ma situation? Je vous remercie à l'avance!



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Anonyme - vendredi 7 septembre 2018 15:32:24

Bonjour,


Vous avez eu une relation sexuelle avec un partenaire occasionel durant laquelle il y a eu une pénétration brève et non complète, sans condom. Par la suite vous avez eu une ulcère buccale, ressenti de la fatigue, des maux de têtes, des courbatures et vous avez remarqué l'apparition d'une tâche sur votre torse. Ceci vous a fait pensé à la syphillis et vous êtes donc allé passé un test de dépistage (syphilis et VIH) à L'Actuel. Aujourd'hui vous vous posez des questions quant à l'efficacité des test de dépistage pour le VIH avant la pédiode de trois mois et les risques auxquels vous avez été exposés selon votre situation.


Tout d'abord, sachez qu'un test de dépistage est une bonne façon de dépister les ITSS et les actions que vous avez posées sont des bons reflexes à avoir lors d'une situation ou l'on doute de la présences de symtômes. Ceci dit, je vous encourage à vous dépister réguilièrement afin de prévenir et traiter (au besoin) les ITSS. Selon CATIE, les tests de dépistage du VIH de quatrième génération peuvent détecter l'infection au VIH chez 50% des personnes testées dès le 18e jour suivant l'infection; chez 95% des personnes dès le 34e jour suivant l'infection; et chez 99% des personnes dès un mois et demi après l'infection. Ensuite, vu que la pénétration n'était pas complète et brève, le risque n'est pas aussi élevé que lorsqu'il y a pénétration complète jusqu'à l'éjaculation. Cependant, le risque de transmission du VIH et des ITSS reste présent, juste pas élevé. Dans votre cas, la probabilité que le test n'est pas détecté le VIH est présente et c'est pour cette raison que je vous invite à passer un autre test de dépistage qui se rapproche de la période fenêtre de trois mois. Lorsque vous irez pour votre prochain test, demandez un test complet qui évalue le VIH, la syphilis, la gonorhée et la chlamydia.


Si jamais une autre situation comme celle-ci se présente éventuellement (pénétration sans condom ou condom brisé), sachez que vous pouvez avoir accès au traitement PPE. La PPE (prophylaxie post-exposition) est un traitement préventif qui vous permet d'empêcher une infection au VIH après une relation sexuelle à risque ou une exposition à risque. Le traitement doit être pris dans un délai de 72 heures après le risque. Si ce délai est dépassé, le traitement est jugé inefficace et ne sera pas prescrit. Pour plus d'informations, veuillez visiter ce lien: http://www.rezosante.org/75-article/renseigne-toippe-pepen-savoir-plus-sur-la-ppe-prophylaxie-postexposition.html?ArticleCatID=41


J'espère que ceci répond bien à vos questions. Si vous avez plus de questions ou inquiétudes, n'hésitez pas à communiquer avec nous en appelant au 514-521-7778 poste 226 ou en écrivant à info@rezosante.org pour parler à un intervenant.


Merci,


Julian.




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