Les infections virales - Le VIH/SIDA

 

 

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DESCRIPTION DE L'AGENT

 

VIH = virus de l'immunodéficience humaine.
Sida = syndrome de l'immunodéficience acquise.

 

Le syndrome d'immunodéficience acquise (sida) se caractérise par un ensemble de symptômes provoqués par un virus qui s'attaque au système immunitaire (système de défense naturel du corps) et que l'on nomme virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Virus très fragile, très sensible qui n'a aucune résistance à l'extérieur du corps humain ; il ne peut survivre très longtemps dans l'air, l'eau ou sur des objets. Il est rapidement détruit par l'alcool, la chaleur, le peroxyde.

 

On peut être porteur du VIH sans nécessairement développer le sida. Toutefois, une fois infecté au VIH, on est toujours contagieux, et ce, que l'on développe le sida ou pas.

 

Malgré les progrès de la science et l'accessibilité aux médicaments, aucun traitement ne guérit le VIH-sida. Qui plus est, cette épidémie ne cesse de croître et les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes sont encore les plus touchés au Québec.

 

 

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MODES DE TRANSMISSION

 

Le VIH se transmet par le sang, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Ces liquides biologiques doivent être infectés par le VIH, puis entrer en contact avec une ouverture au niveau de la peau afin d'accéder au système sanguin d'une personne non infectée pour qu'une transmission soit possible. Le VIH n'est pas doté de pouvoirs magiques lui permettant de traverser la peau ! Par exemple, si le sperme du partenaire sexuel se retrouve sur votre main et que la peau ne présente pas de coupure ni de lésion, les risques de transmission sont nuls. Par contre, la pénétration anale est considérée à haut risque de transmission du VIH, car même si ce n'est pas toujours évident, le frottement du pénis contre l'anus peut causer une irritation de la région anale et briser la peau, favorisant ainsi l'accès au système sanguin et la transmission du VIH.

 

 

Comportements qui peuvent favoriser la transmission du VIH :

 

Aucun risque :

 

  • S'embrasser, y compris avec la langue et en échangeant la salive;
  • Masturbation mutuelle sans contact avec le liquide pré-éjaculatoire et le sperme;
  • Frottements des corps, massages, caresses, etc.;
  • Utilisation d'accessoires sexuels non partagés, utilisés avec un condom ou nettoyés après usage.

Faible risque :

 

  • Sexe oral (fellation);
  • Pénétration anale avec un condom;
  • Frottement des organes génitaux s'il y a contact avec le liquide pré-éjaculatoire ou le sperme.

Risque élevé :

 

  • Pénétration anale sans condom;
  • Pénétration vaginale sans condom;
  • Utilisation partagée de godemichés (dildo) ou d'accessoires sexuels;
  • Partage d'aiguilles et de matériel d'injection (drogues, stéroïdes, etc.);
  • Tatouage et perçage corporel effectué à l'aide de matériel non stérilisé.

Le VIH ne se transmet pas par la salive, la sueur, les larmes, l'urine ou les selles, à moins que ces liquides biologiques soient teintés de sang. Tu ne risques pas de l'attraper non plus en partageant les vêtements, les ustensiles, la vaisselle ou un siège de toilette avec une personne séropositive.

 

 

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PÉRIODE D'INCUBATION

 

  • VIH = 2 à 8 semaines, cependant il faut attendre 3 à 6 mois (période-fenêtre) pour passer un test de dépistage;
  • Sida = autour de 10 ans;
  • Possibilité d'être porteur asymptomatique.

 

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SYMPTÔMES

 

 

Primo-infection

 

La primo-infection se manifeste dans les semaines qui suivent l'entrée du VIH dans l'organisme. Environ 70 % des gens nouvellement infectés présenteront des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose - fièvre, mal de tête, mal de gorge, fatigue, douleur musculaire, ganglions enflés, etc. Ces symptômes disparaîtront d'eux-mêmes en deux ou trois semaines. Ceci dit, il est important de souligner que 30 % des personnes nouvellement infectées n'éprouveront pas de symptômes.

 

Phases asymptomatique et symptomatique

 

Le VIH peut être présent dans l'organisme pendant des années, parfois même jusqu'à 10 ans, avant la manifestation des symptômes. Ils se présentent sous des formes diverses et générales : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, ganglions enflés, diarrhées persistantes, nausées ou vomissements, fatigue, infections aux champignons dans la bouche (candidose), zona, pharyngite, etc.

 

Il s'agit de symptômes qui peuvent également être associés à différents problèmes de santé. C'est pourquoi plusieurs personnes n'envisageront pas la possibilité d'avoir contracté le VIH et encore moins celle de pouvoir le transmettre. L'idéal est de passer des tests de dépistage régulièrement.

 

Phase sida

 

Au fil du temps, le système immunitaire deviendra tellement affaibli qu'il ne pourra plus se défendre contre de simples infections. Ces dernières profiteront de cette faiblesse du système immunitaire pour s'installer dans l'organisme. C'est pourquoi on les nomme infections opportunistes. En voici quelques-unes : pneumonie à Pneumocystis carinii, toxoplasmose ou infection de l'enveloppe du cerveau, cytomégalovirus aux yeux, sarcome de Kaposi, zona et problème neurologique tel que le neurosida ou autre.

 

La phase sida verra s'alterner des périodes importantes de maladie, nécessitant parfois l'hospitalisation, et des périodes de santé. Elle constitue la dernière étape de l'évolution de cette maladie et peut s'étendre sur plusieurs années.

 

 

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DÉPISTAGE ET DIAGNOSTIC

 

Le dépistage du VIH s'effectue par une prise de sang, 3 à 6 mois après un comportement à risque ou un bris de condom avec un partenaire séropositif ou de statut sérologique inconnu. Par exemple, si tu as une pénétration anale sans condom aujourd'hui, tu devras attendre un minimum de trois mois avant de passer un test de dépistage.

 

Le test de dépistage du VIH sert à vérifier la présence des anticorps anti-VIH dans le sang, et non celle du virus lui-même. Il faut jusqu'à trois mois, plus rarement jusqu'à 6 mois, pour que ces anticorps se retrouvent en quantité suffisante pour être détectés par le test de dépistage (ÉLISA). La présence d'anticorps VIH signifie que vous êtes séropositif, donc porteur du VIH. S'il n'y a pas d'anticorps VIH, vous êtes séronégatif.

 

Pour passer un test de dépistage, tu dois consulter un médecin ou te rendre dans un CLSC - voir la section « Dépistage ». Si tu désires passer un test de dépistage du VIH, tu dois le demander spécifiquement. Un test de dépistage ne doit pas être effectué sans ton consentement ou à ton insu.

 

 

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TRAITEMENT

 

Pendant les quinze premières années de l'épidémie du sida, peu de traitements efficaces contre le VIH ont vu le jour. Or, depuis ce temps, des recherches fondamentales ont mené à la création de médicaments très puissants qui interfèrent dans la réplication du virus et ralentissent ainsi l'arrivée de la phase sida. Résultat : les personnes séropositives vivent plus longtemps et mieux.

 

Toutefois, ces médicaments s'avèrent extrêmement coûteux et peuvent entraîner des effets secondaires sévères, notamment des vomissements, des diarrhées importantes, de la fatigue, des maux de tête, des atteintes neurologiques, des cauchemars, des changements de l'apparence physique et autres. De plus, le traitement doit être administré tel que prescrit, préférablement sans oubli, sinon le VIH pourrait développer une résistance aux médicaments. Dans ce cas, les options de traitement deviennent plutôt limitées.

 

En réalité, nous sommes loin des « pilules miracles » annoncées par les médias concernant les traitements contre le sida.

 

 

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CHARGE VIRALE INDÉTECTABLE

 

 

La transmission du VIH par les personnes infectées lorsque la charge virale est indétectable : la prudence est de mise.

 

La couverture médiatique récente a mis la lumière sur quelques études auprès de couples hétérosexuels dont les résultats suggèrent qu’une personne séropositive ne souffrant d’aucune autre infection transmissible sexuellement et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettrait pas le VIH par voie sexuelle.

 

La Direction de santé publique de Montréal a émis un avis de santé publique soulignant que ces résultats ne prouvent pas qu’un traitement antirétroviral empêche la transmission du VIH. Des agences internationales telles que l’ONUSIDA et l’Organisation mondiale de la santé ont également souligné l’importance des méthodes efficaces de prévention du VIH comme l’utilisation du condom pour toutes les personnes indépendamment de leur statut sérologique.

 

L’utilisation du condom de façon adéquate lors de relations sexuelles demeure le moyen le plus efficace pour prévenir la transmission du VIH et autres ITSS. Le port du condom reste conseillé même pour une personne séropositive suivant une thérapie antirétrovirale et ayant une charge virale indétectable.

 

 

Et un vaccin préventif contre le VIH ?

 

À la fin février 2003, on a annoncé les résultats préliminaires du premier essai clinique sur des humains d'un vaccin conçu pour prévenir l'infection à VIH (AIDSVAX). Conclusion générale : le vaccin n'a pas permis de protéger les participants contre l'infection.

 

D'autres vaccins sont actuellement mis au point ou à l'essai un peu partout dans le monde. À ce jour, aucun vaccin ne prévient l'infection au VIH.

 

 

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PRÉVENTION

 

  • Utiliser un condom lors des relations sexuelles.
  • Ne pas partager son matériel de consommation (drogue).

 

Le sida dans le monde

ONUSIDA - Rapport sur l'épidémie de sida dans le Monde.



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