Pistes de réflexion sur la consommation de drogues et d'alcool...

  

Pistes de réflexion

 

Comme pour un hétéro…

 

Différentes situations peuvent t’amener à consommer de l’alcool ou des drogues (elles varient d’une personne à l’autre). En voici quelques-unes qui peuvent se cacher derrière ta consommation :

 

  • Tu es curieux d’essayer et de vivre de nouvelles sensations;
  • Tu désires combler l’ennui, un manque, un vide;
  • Tu veux décompresser de ta vie quotidienne;
  • Tu souhaites entrer en contact plus facilement avec les autres (besoin de socialiser);
  • Tu vis une situation difficile (deuil, séparation amoureuse, etc.) ou, au contraire, tu vis un moment de joie et tu souhaites célébrer ce bonheur avec ton entourage;
  • Tu veux faire comme les autres pour faire partie du groupe;
  • Tu veux tout simplement triper…

…mais en tant qu’homme gai ou bisexuel

 

Tu peux vivre certaines réalités particulières. Par exemple :

 

  • Le fait que l’homosexualité et la bisexualité ne soient pas encore pleinement acceptées par la société peut faire en sorte que tu te sentes pointé du doigt, étiqueté, jugé;
  • Il est possible que ta famille ou tes ami(e)s t’aient exclu à la suite du dévoilement de ton orientation sexuelle ou encore que tu t’attendes à être rejeté par tes proches;
  • Tu ne te sens peut-être pas tout à fait à l’aise avec ton orientation sexuelle;
  • Il se peut que tu viennes d’apprendre que tu vis avec le VIH ou encore que tu éprouves des difficultés à apprendre à vivre avec cette réalité;
  • Tu as peut-être l’impression de ne pas correspondre à certains critères considérés comme esthétiques dans le milieu gai (ex. : taille du pénis, poids, etc.)

Services de consultation pour en parler…

 

Toutes ces situations peuvent générer de la souffrance, de sorte que la consommation d’alcool ou de drogues peut facilement devenir une béquille, une façon de fuir tes difficultés.

 

Si tu sens que c’est ton cas et que tu désires remonter à la source de ces difficultés, n’hésite pas à demander de l’aide à un professionnel de la santé. Tu peux aussi contacter le CSSS (remplace le CLSC) de ton territoire ou faire appel aux organismes communautaires. Tu verras, çà fait du bien d’en parler.

 

À ce titre, RÉZO te propose des services de consultation individuelle (à distance ou en personne) ainsi que des groupes de discussion afin de répondre aux questions qui te concernent (coming-out, solitude, homophobie, estime de soi, affirmation de soi, alcool, sexe, drogues, VIH…). L’atelier « Drogues, relations et dialogues » te donnera l’occasion de participer à un groupe de discussion et de réfléchir sur les impacts que crée la consommation d’alcool et de drogues sur tes relations sexuelles, affectives et sociales. Si t’es intéressé, n’hésite surtout pas et viens nous rejoindre! C’est un service gratuit!

 

Lien : Atelier « Drogues, relations et dialogues »

 

 

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Une substance, çà peut être cool…mais

  

C’est vrai que ça peut être agréable  de consommer de l’alcool ou de la drogue dans un contexte sexuel. Ces substances :

 

  • Permettent d’établir des contacts et facilitent les relations sexuelles lorsque consommées en quantité modérée;
  • Augmentent le désir, relaxent et rendent plus sexuel;
  • Elles aident à se laisser aller plus facilement;
  • Sont parfois  utilisées pour réprimer (« geler ») certaines peurs : peur de ne pas être à la hauteur (pression de performance), peur de ne pas plaire à l’autre, peur du rejet, etc.;
  • Peuvent être utilisées pour vivre un trip qu’on n’oserait pas vivre à jeun;
  • Peuvent servir à briser la routine et à mettre un peu de piquant dans la vie de couple.

…mais

 

Bien qu’il soit possible de consommer tout en ayant des relations sexuelles sécuritaires, la consommation d’alcool et de drogues peut aussi t’amener à prendre des risques sur le plan sexuel en :

 

  • Affaiblissant ta capacité de jugement : tu peux être ainsi porté à faire de fausses présuppositions sur ce qui est sans danger (ex. : tu te dis que de te faire pénétrer sans condom est sans risque pour autant que ton partenaire n’éjacule pas en toi);
  • Nuisant à ton habileté à avoir ou à négocier des relations sexuelles sécuritaires;
  • Diminuant ton intérêt à protéger ta santé ou celle de ton partenaire;
  • Te donnant l’impression d’être invincible face au VIH et aux autres infections transmissibles sexuellement (ITS), car tu te dis que cela n’arrive qu’aux autres;
  • T’incitant à croire que tu es l’abri d’une surinfection, si tu es séropositif;
  • Te disant que si tu n’as qu’une seule relation sexuelle non protégée, ce n’est pas risqué;
  • Diminuant ton engagement pour le « sécurisexe »;
  • Te fournissant une excuse pour ne pas utiliser le condom.
  • …t’es plus influençable. « Tu ferais des affaires que tu ne ferais peut-être pas si t’avais toute ta tête, pis que tu vas peut-être regretter le lendemain », Benoît, 28 ans.

Une autre mise en garde à faire avec l’alcool et les drogues, c’est de se méfier lorsque tu es incapable de vivre ta sexualité sans avoir consommé ces substances. Toujours avoir des relations sexuelles sous l’effet de l’alcool ou des drogues peut faire en sorte qu’un jour, à jeun, tu les trouves ennuyantes, voir difficiles à vivre.

 

Nous t’invitons donc à te ménager des moments où tu vis ta sexualité sans avoir consommé. Faire l’amour à jeun peut être tout aussi satisfaisant.



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