• Syphilis

    La syphilis avait quasiment disparu mais elle effectue depuis quelques années un retour en force, surtout chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes au Canada. Elle se transmet par des rapports sexuels avec une personne infectée et en phase contagieuse, que ce soit par contact génital, oral ou anal, et ce même s’il n’y a pas de pénétration. Il est donc important de passer des tests sanguins à intervalles réguliers.

    Symptômes
    Les symptômes de la syphilis dépendent des trois stades de l’infection:

    Stade primaire :
    Environ deux à trois semaines après le moment d’infection, un chancre, c’est-à-dire un ulcère très superficiel, apparaît à l’endroit où le microbe est entré dans l’organisme (bouche, pénis ou anus). C’est par contact direct avec ce chancre que la syphilis se transmet. Il n’est généralement pas douloureux et sa guérison se produit sans traitement en 3 à 8 semaines. Cependant, l’individu demeure contagieux. À ce stade, le résultat d’un test de dépistage peut s’avérer négatif.

    Stade secondaire :
    Si elle est non diagnostiquée et non traitée, la syphilis poursuit son évolution et, de deux à 12 semaines après l’apparition de la lésion primaire, des rougeurs apparaîtront sur tout le corps, y compris sur la paume des mains, et seront accompagnées de fièvre, de fatigue, de maux de tête et de douleurs musculaires. Ces symptômes disparaîtront, même sans traitement. L’individu demeure toujours contagieux et seul un test sanguin peut dévoiler la présence du microbe. À ce stade, le résultat du dépistage sera positif.

    Stade tertiaire :
    La syphilis secondaire non traitée entre en période de latence, c’est-à-dire que l’infection évolue « en silence », sans symptômes apparents. Cette phase peut durer de deux à 30 ans après l’infection primaire. Sans traitement, de graves complications peuvent survenir, affectant la peau, les os, ainsi que les organes vitaux, le système nerveux, le système cardiovasculaire, le foie, les reins, et pratiquement tous les organes du corps.

    Traitement
    La pénicilline, par injection intramusculaire, est utilisée pour traiter la syphilis et la dose sera adaptée en fonction du stade de la maladie. Le traitement est couvert par la RAMQ. Les personnes pour qui l’infection remonte à plus d’un an, des traitements plus complexes sont nécessaires.

    Ressources externes

  • Gonorrhée

    La gonorrhée est une ITSS qui se transmet via des rapports sexuels, par l’échange de liquides biologiques au contact des muqueuses génitales, orales ou anales. La gonorrhée est donc transmise principalement par la pénétration vaginale ou anale non protégée. De plus la transmission par sexe oral de la gonorrhée est très fréquente. La gonorrhée est asymptomatique dans environ 10 % des cas, lorsqu’elle est localisée dans la gorge ou le rectum.

    Symptômes

    • Il peut y avoir un écoulement de couleur verdâtre ou jaunâtre s’échappant du pénis ou du vagin qui est souvent accompagné de douleur;
    • On peut également noter une sensation de brûlure en urinant et plus généralement un malaise urinaire (le nom est urétrite, mais en langage populaire, on parle plutôt de « chaude-pisse »);
    • Une douleur aux testicules ou enflure des testicules (épididymite);
    • Une infection à l’anus se caractérise par des écoulements et des picotements à l’anus et parfois des douleurs et un saignement lors du passage des selles;
    • Une infection dans la gorge (rarement symptomatique) peut également causer une douleur localisée ainsi qu’une enflure douloureuse ou du pus dans la gorge.

    Traitement
    Le traitement de la gonorrhée s’effectue par la prise d’antibiotiques prescrits en dose unique ou pour une période de sept jours, selon l’antibiotique. Dans le cas d’un traitement unidose, il faut se considérer contagieux pour une période de sept jours après le traitement. Ainsi, l’utilisation du condom est recommandée pendant la durée du traitement. Il est également recommandé de s’abstenir de relations sexuelles jusqu’à la disparition des symptômes. Il est important que les partenaires sexuels soient également traités même s’ils n’ont aucun symptôme. Le traitement est couvert par la RAMQ.

    Ressources externes

  • Chlamydia

    La chlamydia trachomatis est une infection qui se transmet via des rapports sexuels, tout comme la gonorrhée par l’échange de liquides biologiques au contact des muqueuses génitales, orales ou anales. La chlamydia est asymptomatique dans 40% à 70% des cas d’où l’importance de se faire dépister.

    Les symptômes

    • Comme pour la gonorrhée, il peut y avoir un écoulement de couleur verdâtre ou jaunâtre s’échappant du pénis ou du vagin, souvent accompagné de douleur;
    • Il peut également y avoir une sensation de brûlure en urinant, d’où l’expression chaude-pisse;
    • Une douleur aux testicules ou une enflure des testicules (épididymite);
    • Notons également dans certains cas une inflammation du col de l’utérus pouvant s’accompagner de pertes vaginales anormales, ainsi que d’un saignement vaginal après les relations sexuelles;
    • L’infection à l’anus se caractérise par des écoulements et des picotements à l’anus et parfois de douleurs et de saignements lors du passage des selles.
    • Une infection dans la gorge (rarement symptomatique) peut causer une douleur localisée, une enflure douloureuse ou du pus dans la gorge.

    Le traitement
    Le traitement de cette infection s’effectue par la prise d’antibiotiques prescrits en dose unique ou pour une période de sept jours, selon l’antibiotique prescrit. Dans le cas d’un traitement unidose, il faut se considérer contagieux pour une période de sept jours après le traitement. Ainsi, l’utilisation du condom est recommandée pendant la durée du traitement. Il est important que les partenaires sexuels soient également traités même s’ils n’ont aucun symptôme. Le traitement est couvert par la carte RAMQ.

    Ressources externes

  • La LGV

    La lymphogranulomatose vénérienne (LGV), ou maladie de Nicolas-Fayvre, est une infection transmissible sexuellement très contagieuse provoquée par une bactérie particulièrement agressive de la famille des chlamydias. Elle se transmet via des contacts sexuels avec une personne infectée et en phase contagieuse, autant par contact génital, oral ou anal, et ce, même s’il n’y a pas pénétration.

    Symptômes
    Les symptômes dépendent des trois stades de l’infection

    Premier stade
    De 3 à 30 jours après avoir été infecté, apparaît une petite blessure indolore (ulcération, vésicules) par laquelle les bactéries sont entrées (bouche, urètre, gland). Parfois cela passe inaperçu, sauf pour l’urètre (canal allant de la vessie et débouchant à l’extrémité du gland), la LGV provoque alors une sensation de brûlure en urinant.

    Deuxième stade
    De 2 à 6 semaines tu peux avoir une infection des ganglions (souvent à l’aine) provoquant douleur et fièvre. Des abcès et des écoulements de pus des fistules sont possibles pour moins d’un patient sur trois. Des maux de tête sont aussi possibles. La LGV anale provoque une inflammation douloureuse de l’anus (écoulement de sang, pus), avec des difficultés pour aller à la selle. Elle peut provoquer des abcès et des ulcères anaux accompagnés de fièvre. La LGV dans l’urètre provoque une sensation de brûlure en urinant, accompagnée parfois par des ganglions à l’aine pouvant devenir purulents et très douloureux. La LGV dans la bouche provoque une inflammation de la gorge persistante et douloureuse accompagnée parfois par des ganglions autour du cou, parfois sous les bras.

    Troisième stade
    Au niveau anal, des excroissances ressemblant à des hémorroïdes peuvent apparaître, ainsi qu’une infection des organes génitaux. Une intervention chirurgicale peut être nécessaire en urgence pour évacuer les abcès formés.

    Le traitement
    On traite la LGV via la prise d’antibiotiques prescrits. Jusqu’au deuxième stade, la LGV se traite facilement avec 21 jours d’antibiotique, et ne laisse aucune séquelle. Ce traitement ne protège pas contre une nouvelle contamination. Au troisième stade, une intervention chirurgicale peut être indispensable, suivie de 4 à 6 semaines d’antibiotiques. Des interventions chirurgicales réparatrices peuvent être nécessaires par la suite. Si tu as été infecté par une LGV, il est important d’aviser tous tes partenaires sexuels des 60 derniers jours afin qu’ils puissent recevoir un traitement pour limiter la progression de la maladie.
    Tu peux utiliser cet outil pour informer tes partenaires.

    Ressources externes

  • Shigellose

    La shigellose est une gastro-entérite causée par une bactérie appelée « shigella ». La maladie survient 1 à 3 jours après qu’une personne ait été infectée par la bactérie. Elle dure habituellement de 4 à 7 jours. La bactérie se multiplie seulement dans l’intestin des humains. Elle se retrouve donc en grande quantité dans les selles d’une personne infectée surtout si elle a la diarrhée. La shigellose se transmet très facilement car, même en très petite quantité, la bactérie peut causer la maladie.

    Symptômes
    On note une fièvre élevée, dans 30 à 40 % des personnes infectées, des nausées, des vomissements, dans 35 % des personnes infectées, des crampes abdominales, entre 70 et 93 % des personnes infectées, de la diarrhée contenant du sang (35-55 % des cas) ou du mucus (70-85 % des cas) et qui seront très liquides (30-40 % des cas).

    Traitement
    La shigellose se traite avec des antibiotiques. Le traitement réduit la durée des symptômes et élimine la bactérie des intestins. Cette bactérie a cependant la particularité de résister à certains antibiotiques, d’où l’importance de la culture de selles pour déterminer le traitement approprié. La shigellose peut parfois être moins grave et disparaître sans traitement. La personne infectée, non traitée, peut cependant transmettre l’infection sur une période pouvant aller jusqu’à six semaines, même si elle-même n’a plus de symptômes.

    Ressources externes

  • Le chancre

    Le chancre est fréquemment associé aux ulcères des organes génitaux. Même si l’incidence est plus élevée dans les régions tropicales ou subtropicales, telles que certains pays d’Afrique, des éclosions ont été signalées peu fréquemment au Canada et aux États-Unis. On attrape le chancre via des rapports sexuels avec une personne infectée et en phase contagieuse, que ce soit par simple contact génital, oral ou anal.

    Symptômes
    Au début, on peut noter de petits boutons ou des lésions rouges se transformant rapidement en pustules, c’est-à-dire de petites bulles contenant du pus. Ensuite apparaissent de petits ulcères superficiels et douloureux. Finalement, une membrane grisâtre recouvre les ulcères. Le retrait de cette membrane va révéler un tissu granuleux saignant facilement.
    De plus, chez 60 % des personnes atteintes du chancre, les ganglions situés dans les aines vont gonfler dans les jours, voire les semaines suivant le contact initial. Environ la moitié des ganglions vont devenir infectés et former un abcès. Finalement, la peau qui recouvre la glande enflée va devenir rouge et peut se rompre.

    Traitement
    Le traitement du chancre s’effectue par la prise d’antibiotiques (en cas d’abcès : ils doivent être vidés avant de commencer le traitement). L’application répétée de pansements à l’eau saline sur les ulcères et le phimosis permet de contrecarrer l’infection bactérienne.

    Ressources externes

  • La salpingite

    La salpingite est une infection des trompes de Fallope (aussi appelées les trompes utérines). La salpingite, qui passe souvent inaperçue, est l’une des principales causes évitables de stérilité. L’infection est habituellement causée par une infection transmissible sexuellement : la chlamydia et les gonocoques sont actuellement les grands responsables des nombreux cas de salpingites, conséquences de relations sexuelles non protégées. On estime que de 70% à 80% des stérilités d’origine tubaire sont attribuables aux chlamydiae.

    Symptômes
    Notons premièrement des douleurs abdominales pouvant être intenses, dans le bas du dos, des cuisses et des organes génitaux externes. La personne infectée fera également de la fièvre, qui sera souvent élevée, mais le plus souvent, la personne sera asymptomatique. Il y aura également présence de leucorrhées (pertes vaginales), abondantes et jaunâtres, et parfois même purulentes. Il peut également y avoir des saignements excessifs, la présence de pus dans l’urine, des brûlures mictionnelles ainsi que certains signes d’irritation dans la région du bas du ventre, que ce soit par exemple des nausées, des ballonnements, ou de la constipation.

    Traitement
    On traite la salpingite avec des antibiotiques, autant pour la personne infectée que le partenaire. Une bonne guérison égalera une bonne cicatrisation des trompes. Conséquemment, des anti-inflammatoires seront souvent prescrits à côté du traitement par antibiotiques.

    Ressources externes

  • Mycoplasma genitalium

    Le Mycoplasma genitalium (aussi appelé M. genitalium ou Mgen) est une bactérie transmissible sexuellement qui peut infecter l’urètre, le col de l’utérus, le rectum. Cette infection est moins connue que la gonorrhée ou la chlamydia, mais on en parle de plus en plus chez les HARSAH à Montréal. Le dépistage de routine du Mycoplasma genitalium n’est généralement pas recommandé. Toutefois, il peut être envisagé chez les personnes dont les symptômes d’ITSS persistent après un traitement pour la gonorrhée ou la chlamydia, ou dont les symptômes continuent malgré des tests négatifs pour ces infections.

    Symptômes
    La majorité des personnes infectées vont rarement avoir de symptômes ou bien les symptômes seront très similaires aux autres ITSS. On parle notamment :

    • Brûlure en urinant
    • Écoulement visqueux anormal de l’urètre
    • Douleurs pelviennes
    • Pertes vaginales anormales
    • Saignement anormal, en dehors du cycle de menstruation (pour les personnes avec utérus seulement)
    • Peut aussi causer une infection du rectum

    Traitement

    Le traitement du Mycoplasma genitalium repose sur la prise d’antibiotiques, prescrits généralement pour une période de 7 à 14 jours, selon l’antibiotique utilisé et la zone infectée. Pendant toute la durée du traitement, il faut se considérer comme contagieux. Dans la plupart des cas, un test de résistance aux antibiotiques est réalisé afin d’orienter le choix du traitement. Il est également conseillé de s’abstenir de relations sexuelles jusqu’à la disparition complète des symptômes et jusqu’à ce que la personne ait complété leur traitement. Les partenaires sexuels réguliers et le partenaire le plus récent doivent aussi être testés. Le traitement est couvert par la RAMQ.

    Ressources externes